Cinq ans après son arrivée en France, SKY express (GQ) change de braquet. La compagnie grecque ne court plus après les ouvertures de lignes. Elle renforce Paris, installe Lyon à l'année et mise sur les agences de voyages.
Paris-Athènes passe à neuf vols par semaine
À compter du 4 décembre, SKY express ajoute deux fréquences hebdomadaires entre Paris-CDG et Athènes (ATH), le vendredi et le dimanche. L'offre monte à neuf vols par semaine.
« La ligne marche bien, les résultats sont bons et il y a une croissance de trafic qui est réelle », justifie Jean Brajon, directeur France de la compagnie.
Paris-Athènes reste la ligne principale de la compagnie en France. Elle alimente le réseau domestique de SKY express : 33 destinations en Grèce au départ d'Athènes, îles comprises. La clientèle se partage entre Français et Grecs : touristes, voyageurs qui rendent visite à leurs proches et professionnels.
Le voyage d'affaires, lui, en est à ses débuts. « Le business travel est un axe sur lequel nous nous développons petit à petit », indique Jean Brajon.

Les agences plutôt que le tout-direct
Le choix le plus tranché concerne la distribution. Quand nombre de compagnies poussent la vente directe sur Internet, SKY express fait le pari inverse et s'appuie sur les agences de voyages, les tour-opérateurs et les réseaux de distribution.
Une équipe commerciale basée en France travaille avec les professionnels du tourisme et se déplace dans les régions desservies. « Les agences de voyages sont au cœur de notre stratégie », déclarait Jean Brajon à Tour Hebdo en juillet.
La compagnie veut aussi renforcer sa présence sur les groupes et les voyages organisés.
Lyon à l'année, les régions en attente
Depuis décembre 2025, SKY express relie Lyon-Saint-Exupéry à Athènes toute l'année, deux fois par semaine. La compagnie sort ainsi du tout-saisonnier en région. Pas de fréquences supplémentaires pour l'instant : la ligne doit d'abord s'installer et prouver que la Grèce se vend aussi en hiver.
Nantes, Lille et Marseille restent au programme, tournées notamment vers Héraklion. Plusieurs nouvelles routes françaises sont à l'étude, aucune n'est annoncée.
Deux freins expliquent cette prudence. La saisonnalité du marché grec, qui oblige chaque ligne à trouver son équilibre au-delà de l'été. Et la capacité : la flotte grandit, mais pas assez pour tout ouvrir à la fois.
Ni low-cost ni guerre des prix
Face à une concurrence fournie sur l'axe France-Grèce, SKY express se présente comme une compagnie régulière au bon rapport qualité-prix (« best value ») plutôt que comme une low-cost. Le bagage cabine de 8 kg est inclus quel que soit le tarif.
L'offre Business, baptisée Bliss, comprend l'enregistrement dédié, la priorité aux contrôles de sécurité et à l'embarquement, un siège central laissé libre, la restauration et les boissons. La compagnie donne aussi accès à des salons, notamment à Athènes, Paris et Lyon.
La flotte compte désormais 30 appareils, contre 27 annoncés en 2024. Les Airbus A320neo et A321neo assurent l'Europe et les lignes domestiques à forte demande, les ATR 72-600 desservent les îles.
La France dépassée par l'Allemagne
Dans la hiérarchie des marchés internationaux de SKY express, la France s'est fait doubler par l'Allemagne. Elle reste un marché important, que la compagnie veut travailler hors saison : l'allongement de la saison touristique grecque figurait parmi les thèmes qu'elle a portés à l'IFTM 2026.
Commentaires
Pour laisser un commentaire, vous devez vous identifier ou créer un compte.
Aucun commentaire pour le moment.