VOYAGES
Le tourisme dans tous ses états
Un Dash 8-400 de SkyAlps survole les Dolomites. © SkyAlps
Par Richard Bayon

SkyAlps met les Dolomites à 1h40 de Paris

Dès le 10 décembre 2026, la compagnie sud-tyrolienne SkyAlps (BQ) reliera Paris-Charles de Gaulle (CDG) à Bolzano (BZO) deux fois par semaine. Fini les correspondances par Milan, Venise ou Vérone pour rejoindre les pistes et les sommets des Dolomites.

Bolzano, porte d’entrée des Dolomites

Les Dolomites à portée de vol des Parisiens : c’est pour très bientôt. SkyAlps est basée sur l’aéroport de Bolzano, dans la province du Haut-Adige (région Trentin-Haut-Adige), que ses habitants appellent plus volontiers Sud-Tyrol*. Une région montagneuse splendide, qui abrite le massif des Dolomites, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO dès 2009 pour sa géographie et sa géologie hors normes.

Le calendrier tombe bien. Moins d’un an après les Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina, qui ont braqué les projecteurs du monde entier sur cette terre de ski, de randonnée et d’alpinisme, Paris rejoint le réseau. Ajoutons une singularité linguistique qui fait le charme de cette province autonome : au Sud-Tyrol, on est bien en Italie, mais on parle plus facilement l’allemand que la langue de Dante. L’habitat, la cuisine et l’art de vivre en font une région à part.

Une compagnie née d’un aéroport

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En 2019, ABD Holding, la société de Josef Gostner, entrepreneur et président de SkyAlps, rachète l’aéroport de Bolzano au gouvernement du Sud-Tyrol et crée dans la foulée la compagnie. Objectif : rendre une activité commerciale à un aéroport qui en manquait et faire de Bolzano la porte d’entrée d’une région très touristique.

Le Covid contrarie les plans. Prévu en mai 2020, le premier vol n’aura lieu qu’en juin 2021. Le temps est mis à profit pour allonger la piste, portée de 1 293 à 1 462 mètres fin 2021. En décembre 2022, SkyAlps est pleinement opérationnelle.

C’est la première vraie compagnie régulière à proposer de multiples vols depuis Bolzano. Avant elle, seule Darwin Airline, aujourd’hui disparue, reliait Rome-Fiumicino, tandis qu’Austrian Airlines affrétait la compagnie maltaise Luxwing pour des vols charter, notamment pour les skieurs.

Le 17 juin 2026, SkyAlps a soufflé les cinq bougies de son premier vol. Forte d’une équipe de plus de 150 salariés, la compagnie prépare la suite : une flotte agrandie, de nouvelles destinations et de nouveaux partenariats. Paris en est la première illustration.

Une boutique airline à l’échelle européenne

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Bolzano reste la base principale de SkyAlps. D’autres vols partent de Rome-Fiumicino (FCO), sa base secondaire. La compagnie aligne une flotte de 13 Dash 8-400, dont 8 en activité régulière, et dessert 15 pays, de Göteborg (GOT) en Suède à Céphalonie (EFL) en Grèce, et de Varsovie (WAW) à Londres-Gatwick (LGW). Le réseau compte jusqu’à 35 escales en haute saison et descend à une vingtaine en hiver, une partie des lignes étant saisonnières, notamment vers la Grèce et les îles de la Méditerranée. Paris fait donc partie des destinations qui tiennent le cap l’hiver.

Le vol depuis Paris, annoncé à 1h40, vise les skieurs l’hiver et les amoureux de nature, dans une région où l’hôtellerie de très grand luxe est légion, avec piscines et spas de haute volée.

SkyAlps se présente comme une « boutique airline » et soigne autant le sol que la cabine de ses Dash 8-400 de 76 places. Au sol : enregistrement rapide, distances courtes à Bolzano et check-in possible jusqu’à 45 minutes avant le départ.

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Le Sud-Tyrol servi à bord

En vol, la compagnie propose treize produits régionaux, dont une sélection de vins dont la carte change chaque mois. Et pour les œnophiles qui voudraient rapporter quelques nectars des caves partenaires, SkyAlps transporte gratuitement jusqu’à six bouteilles par passager. Une vraie vitrine de la gastronomie et de l’œnologie sud-tyroliennes.

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Le vrai luxe : le temps gagné

Jusqu’ici, rejoindre les Dolomites depuis Paris imposait un vol vers Milan, Venise ou Vérone, puis plusieurs heures de route ou de train. Avec le direct, l’arrivée est à 12h10, et les premières stations sont à moins d’une heure de l’aéroport. Le skieur parisien peut déjeuner au pied des pistes le jour même de son départ.

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Et une fois à Bolzano ?

L’aéroport est tout près de la ville : environ 6 kilomètres, soit une quinzaine de minutes de trajet jusqu’au centre. Les lignes urbaines SASA 10A et 10B relient régulièrement l’aéroport à la gare de Bolzano, et des taxis attendent devant le terminal. transfeeroarabba

Pour les stations, comptez en voiture ou en transfert privé :

  1. Carezza : une vingtaine de minutes depuis la sortie d’autoroute Bolzano Nord dolomitisuperski
  2. Bressanone (Brixen) : environ 50 minutes pour 48 km transfeero
  3. Canazei (Val di Fassa) : environ 1h15 pour 56 km shuttledirect
  4. Corvara (Alta Badia) : environ 1h30 pour 65 km hoppa
  5. Cortina d’Ampezzo : environ 2h10 en passant par les cols des Dolomites transfeero

Côté transports en commun, aucun train direct ne relie l’aéroport aux vallées comme Val Gardena ou Alta Badia, mais des navettes desservent les grandes stations pendant la saison de ski, de décembre à début avril, sur réservation. Un conseil d’hiver : de novembre à mai, pneus neige ou chaînes sont obligatoires, et les conditions peuvent rallonger le trajet de 20 à 30 minutes. unchartedlenstransfeero

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Jours et horaires

Deux vols par semaine, du 10 décembre 2026 au 25 mars 2027 : l’aller le jeudi, le retour le dimanche. La formule idéale pour un grand week-end de quatre jours, sur les pistes, au spa ou autour d’une table étoilée.

  1. Aller le jeudi : départ de Paris-CDG à 10h30, arrivée à Bolzano (BZO) à 12h10, juste à temps pour le déjeuner
  2. Retour le dimanche : départ de Bolzano à 15h35, arrivée à Paris-CDG à 17h15

https://www.skyalps.com/en/

*Le Sud-Tyrol: ancienne possession de l’Empire austro-hongrois, annexé par l’Italie en 1919, le territoire a connu une période mouvementée de contestations et de répressions avant de devenir la province autonome de Bolzano, au sein de la région Trentin-Haut-Adige. Langues germanique et latine y cohabitent dans le respect des traditions séculaires : l’allemand est parlé par environ 60 % de la population, l’italien par 23 % et le ladin par environ 4 %. Cette langue de certaines vallées alpines est proche du romanche parlé en Suisse.

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